Contribution 19 - De l'amélioration des conditions de développement de la Culture, et de l'objectivité de l'information

La création de Conseils d'Usagers, participatifs.

Le CHANGEMENT que nous pourrions proposer peut être d'améliorer les conditions culturelles et de l'objectivité de l'information:

On le constate tous les jours:

1) les émissions d'information voient souvent défiler toujours les mêmes prétendu "spécialistes" qui, comme par hasard (!) ont été pour la plupart des conseillers et Chirac ou Sarkozy; voire de leurs Premiers ministres. Tous ces soi-disants spécialistes s'étant ensuite installés dans des activités de conseils ou ont créé leurs propres "fondations". À l'époque, bénéficiant de missions juteuses ou subventions ministérielles. Et de surcroît, bien rémunérés lors de chaque passage à certaines émissions de pseudo-débats.

2) dans ces émissions, comme par hasard, dans leurs comportements ou leurs déclarations, c'est presque un "concours" à celui qui passera le plus sous silence toute action émanant soit d'une politique proposée, soit d'un élu de gauche notamment, et en s'évertuant, par non-réalisme ni objectivité, à ne vouloir dresser qu'un portrait, partial, nuisible à la gauche.... comme par hasard ! Sans oublier, au passage, d'accompagner leurs propos d'allégations humiliantes ou insultantes, par effet induit.

3) de telles émissions (certaines sont quasiment journalières) se gardant bien, vu leur rôle clairement établi de manipulation en fin de compte de l'opinion publique, d'avoir à inviter de réels spécialistes libres et indépendants, aptes à exprimer en fait des démonstrations notamment contraires et objectives, à ce que le système de la droite a mis en place, et qui doit être banni. Cette droite ne voulant évidemment surtout pas qu'on les laisse dire.

4) Même si de temps à autre, comme pour tenter de dissimuler cet état de fait et tenter de faire mentir ce que l'on constate, on voit apparaître, par miracle, ces quelques rares intervenants inhabituels. Mais toujours, avec comme boulets aux pieds, tel ou tel "journaliste" de supports de presse "bien pensants", du précédent régime; afin de neutraliser les effets de ces rares intervenants.

5) Ces choix de pseudo - spécialistes bien pensants ne sont donc pas un hasard, mais une volonté délibérée de la part du présentateur, voire du "producteur de l'émission", qui débouche sur une telle situation.

On constatera également que la direction de certaines chaînes de télévision, ou radios, s'évertue également à supprimer ou réduire considérablement, toutes émissions ou animateurs un peu trop "indépendants" et gênant par rapport à leur politique.

Des émissions de débats, telles que "Cash Investigations", "Ce soir ou jamais" (disparue depuis, et pleine à l'époque en sujets intéressants traités), "Envoyé Spécial" (du temps de Nahon et Benyamin), voire, plus loin, telles que "TAXI" ou à "Armes Egales", ou "L'heure de vérité", ou "Agora" (dont les intervenants étaient dans plusieurs pays francophones), "Va savoir"; sans oublier nombre de leurs animateurs qui ont été écartés sans doute parce que "mal pensant" par rapport au système que l'on veut infliger aux téléspectateurs; ont toutes été tuées après quelques numéros, sans doute parce que trop incitatrice à la réflexion voire à la participation d'usagers.

Y compris des émissions destinées à alerter le consommateur ou à l'inciter à prendre des précautions…. touchant parfois à contredire des publicités payantes que diffuse toute chaîne concernée.

Mais les constats portent sur le fait qu'il est indispensable que le CHANGEMENT touche aussi le déroulement des émissions en cause, et le comportement ou la passivité des présentateurs quand ils invitent certains groupes minoritaires (en particulier l'extrême droite) et que ceux-ci se trouvent à ne proférer qu'injures permanentes contre d'autres invités, mensonges proférés, ou attaques humiliantes contre les institutions de la république. Y compris quand lesdites organisations prétendent parler de République, Résistance, Social, etc…. alors que leurs antécédents, voire leurs références politiques, débouchent sur le contraire de leur propagande et prétention. C'est très exceptionnel qu'un de ces présentateurs s'insurge contre ça.

Là aussi, il y a un disfonctionnement de l'information.

L'indépendance journalistique est quasiment tout le temps inexistante. Dans les journaux télévisés de toutes chaînes, ou lorsque au cours de ceux-ci, des invités sont présents, il est loin d'être rare que le présentateur se garde de ne pas faire connaître, directement ou indirectement, ses propres sentiments ; au lieu de ne s'en référer qu'à relater un fait, sans prendre parti. Violant ainsi le principe de déontologie, à appliquer, qu'impose, au départ, leur métier.

Dans certains débats, on a vu surgir et monopoliser des plateaux de télévision, par toujours les mêmes représentants de journaux quotidiens; voire de périodiques dont la diffusion est marginale, mais tous deux appartenant au même pourvoyeur d'espace "d'expression", de cette droite à bannir.

Alors que partout en France, y compris dans la presse purement locale, il existe non seulement des supports de presse qui ont encore à cœur l'impartialité de l'information (voire, plus !), et ayant largement les compétences et l'objectivité nécessaire, et bien meilleures, que ces monopolisateurs d'écrans… et de la propagande qu'il représente.

Les subventions consenties aux supports de presse devraient en tenir compte; et les producteurs des émissions également. D'autant que lesdits monopolisateurs ne font en fin de compte que de la propagande et la publicité pour leurs supports de presse. Publicité purement gratuite, et préjudiciable tant pour les ressources publicitaires de la chaîne qui les utilise, que pour la fiscalité qu'il y aurait lieu d'appliquer si les chaînes en question facturaient de telles actions publicitaires …… en marge que par ailleurs, dans certains cas, lesdits monopolisateurs perçoivent personnellement des indemnités qu'il n'y aurait pas lieu d'être. Le tout, avec la complicité des dirigeants des dites chaînes qui, si ce n'était pas dans ce milieu, feraient certainement l'objet de la part de la justice, de poursuites pour abus de biens sociaux.

Le Changement c'est donc aussi de faire participer bien d'autres intervenants, au nom de l'objectivité de l'information et de son équité. Rétablissant ainsi un principe que tout auditeur ou téléspectateur est capable de juger en toute indépendance des trafics d'influences distillés par ce système actuel….. particulièrement énervant pour celui qui a conscience de constater ces états de faits.

Mais le C.S.A. pourrait imposer également, que tout journaliste ou animateur, de toutes chaînes de radios ou de télévision, qui invite un tiers venant donner ses sentiments sur des faits politiques ou de gestion du pays et/ou de telle ou telle collectivité, ne doit plus se borner à cette forme de censure "par omission d'une réelle contradiction", et à l'expression de sentiments personnels qui doivent être exclus et non manifestés. Situation qui devrait être mettre dans l'obligation de présenter dans la même émission et au même moment, un intervenant contradicteur. Le premier étant présenté obligatoirement avec la mention "d'intervenant émettant une critique", et le second présenté avec la mention de "contradicteur à la critique". Neutralisant ainsi tous effets de partialité dans les débats ou interventions. Sachant que tous débats impliquant plusieurs intervenants obligeraient l'organisateur à mettre autour de la table, en matière politique, des intervenants en nombre proportionnel, en fonction de la représentativité des groupes à l'assemblée nationale et au Sénat. Intervenants disposant, même en dehors des périodes dites "électorales" d'un temps de paroles proportionnel à leur représentation dans lesdites assemblées.

Le choix des intervenants serait fait sur proposition des partis en cause, avec le contrôle d'acceptation par les Conseils d'Usagers, qui auront le droit d'éliminer ceux dont le comportement est volontairement injurieux ou portant atteinte à la personne, même que verbalement; où rituels auteurs de mensonges manifestes.

Un autre domaine relève aussi de pratiques similaires, de monopolisation des espaces culturels ou de divertissements, sur certaines chaînes de télévision. Y compris celles du secteur public.

On constate que nombre de ces émissions sont réalisées par des organes de productions privées, qui composent à leur guise le contenu de ce qu'ils ont à vendre aux chaînes. Plus exactement, à leur louer, car dans les faits, on constate le plus souvent et selon la nature de l'émission, que ces sociétés de production obtiennent le plus souvent la couverture du coût de réalisation de leur émission, marge commerciale en plus, sur la diffusion sur le service public. Puis elles revendent ou relouent, à leur seul profit, lesdites émissions à d'autres chaînes, pour autres diffusions. Réalisant ainsi des superbénéfices puisque le coût devient gratuit.

Certaines de ces sociétés de production bénéficient par ailleurs de rémunérations complémentaires, qui n'apparaissent pas, ensuite, dans les recettes des dites chaînes qui diffusent.

Or, bien souvent (pour ne pas dire tout le temps !) on assiste, passif, en tant que spectateur maintenu dans l'ignorance de telles pratiques, à la promotion de films, CD, vidéos, livres, etc… Tous ces produits bénéficiant ainsi d'une publicité gratuite, au lieu d'être source à ressources publicitaires pour les chaînes en cause (le plus souvent du service public). Certes, il est possible d'être circonspect en la matière. Ce n'est pas parce que une fois tel ou tel auteur présentera occasionnellement une création, sans que cela soit une répétition ressemblant à de la promotion, qu'il faudrait interdire leur présence sur les plateaux.

Les présentations constantes des mêmes artistes, ou de façon répétée d'un produit dit "culturel", doivent constituer des ressources directement pour les chaînes qui les diffusent.

Par ailleurs, sous prétexte de faire des économies sur les droits d'auteurs, nombre d'émissions de variétés occupent leur temps d'antenne, par la diffusion d'extraits calibrés de musiques ou chansons de telles sortes à éviter d'avoir à payer des droits, au lieu de diffuser l'œuvre dans son entier.

Créant un préjudice pour les auteurs, frustrant les spectateurs (qui paient par ailleurs la redevance, mais aussi indirectement du fait de leur présence devant leur poste, situation qui permet à la chaîne d'avoir des ressources publicitaires en fonction de l'importance de cette présence), et rendant médiocre, en fin de compte le contenu de telles émissions.

Un remède existe cependant pour palier ce problème: qu'importe la durée de la diffusion d'une œuvre, partiellement ou totalement, les droits d'auteurs devraient être dus en totalités pour l'œuvre, même si la diffusion n'est que partielle (extraits de chansons, par exemple, finissant par constituer des "pots pourris", voire des émissions complètes).

Aussi, nous proposons:

1) la création de Conseils d'Usagers des chaînes de radios et télévisions, propres à chaque groupe ou chaînes individuelles, ayant pour mission le contrôle des choix de programmes, de leur contenu, des participants, voire des animateurs. Dont la décision adoptée par chacun de ces Conseils, obligera à l'application de la décision. En particulier dans le secteur public, vu que, dans le secteur privé, il sera, bien difficile d'y parvenir. Et ce, tant pour les émissions de variétés, que pour l'organisation des débats de toutes natures et leur contenu. Créant ainsi, un système tournant d'invités, d'animateurs, de participants de toutes natures.

2) les membres seraient choisis sur propositions des associations familiales et de protection des consommateurs, ainsi que par les élus, pour une certaine quantité d'eux.

3) la diffusion de toute promotion d'une œuvre de toute nature, autre qu'une présentation occasionnelle sur la chaîne, et sans que cela ressemble à une opération de propagande publicitaire, obligera le support présentant une telle promotion, d'avoir à s'acquitter d'une taxe de publicité pour chacun des passages sur la chaîne, au-delà d'un deuxième passage dans une ou des émissions propres à la chaîne ou au groupe de chaînes dont la chaîne diffuseuse fait partie. Pouvant en être exclus, les œuvres littéraires imprimées, les périodiques (à condition que la présentation ne se borne pas qu'aux trois ou quatre principaux hebdos nationaux, mais qu'elle soit la plus large possible) et la présentation d'œuvres d'art.

4) toute diffusion partielle ou complète d'une œuvre musicale, ou apparentée, devrait générer, quelle qu'en soit la dimension de la diffusion, le versement de droits d'auteurs comme si l'œuvre avait été diffusée dans son entier. Sachant que tout auteur qui, par un artifice quelconque, voudrait exprimer son refus ou une exonération du versement de tels droits lors de chaque exécution de son œuvre, mettra le diffuseur dans l'obligation d'avoir à verser l'équivalent des droits qu'il aurait dû verser, à une caisse de secours de la SACEM et à celle des interprètes.

5) les Conseils d'Usagers seraient regroupés dans une fédération qui désignerait de son côté trois représentants permanents au nouveau Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, que le gouvernement envisagerait de mettre en place en le réformant; de manière que les choix de ses membres soient indépendants de toute décision politique. Ecartant en conséquence le risque de "dépendance" de tout membre, vis-à-vis de celui qui l'a nommé.


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